Tiger Print: The trivialization of pornography

Earlier this week I stood in a high-end stationery store, looking at the remaining Christmas cards and debating the possibility of purchase next year’s cards 11 months early. When I turned to the register I was confronted with a book entitled ‘Porn for New Moms.’ From the cover and the few women near me who seemed entranced by its contents, I gathered this small book wasn’t pornography in the ‘traditional’ sense, rather this book was a series of photos of mostly-clothed muscular men doing household chores like vacuuming and dishes. Apparently the book is part of a series, with other books including ‘Porn for Women’ and ‘Porn for Women of a Certain Age.’

Leaving the store and continuing through the shopping mall, it dawned on me that today we trivialize the highly harmful and addictive pornography industry with our flippant comments and jokes in that regard.

And this ‘Porn for New Moms’ book is not the only example. In the blogger and fashion sphere it is not uncommon to read or hear someone mention their obsession with ‘shoe porn,’ which is only pictures of shoes – nothing trashy about it. Leaving the grocery store, a guy in front of me picked up a used car magazine, which contains poorly taken pictures of cars in people’s driveways without a person in site, and said to his friend ‘Gotta get my weekly car porn.’

When did the pictorial presentation of anything we like become known as porn? And why are we ok with that? The more we giggle over books like ‘Porn for New Moms’ the more we send the message that true pornography is acceptable and has become so mundane that it can be joked about in public without a thought.

It seems such a shame to trivialize something that harms every person involved – from the viewers to the creators and everyone in between.

L’Observatoire des médias: La finalité des entreprises d’information n’est pas d’informer

«Ce que je sais : aujourd’hui, à LEXPRESS.fr, nous ne payons pas les blogueurs. Par souci de bonne gestion, mais aussi par principe.» Sentence déjà culte d’E. Mettout rédacteur en chef de l’express.fr

… mais tout est politique, même l’éventuelle rémunération du blogueur. La gauche a tout à voir avec la rémunération. Qu’elle soit de blogueurs ou autre. D’ailleurs la droite aussi. Car il s’agit d’une question éminemment politique. Celle du partage de la valeur, de la circulation des idées et de l’exploitation (attention gros mots) dont on en fait. E. Mettout a le mérite dans son billet d’incarner la figure la plus caricaturale, même s’il feint de ne pas avoir de «réponses toutes faites», concernant la production de « richesses » issues de la médiasphère. D’ailleurs dans une note du 22 décembre, le blog «Quebec Solidaire» d’abord disposé à ouvrir les vannes du gratuit, se ravise en commentant : «  Après avoir mieux saisi la nature complexe des problèmes que suscitent ces nouvelles plateformes de communication de masse, nous avons donc décidé de nous abstenir de toute collaboration directe avec le HP (Huffington Post)». Complexe en effet.

E. Mettout touche juste sur plusieurs points néanmoins. Il n’est pas si évident de considérer la production d’un articulet de blog comme un travail. Il note judicieusement que l’accord « affichage contre gratuité » se fait de plein gré. Le blogueur étant comme il le dit, majeur et vacciné. Nous y reviendrons.

Là où les choses se corsent, c’est quand il évoque le fonctionnement des médias et les relations entre producteurs de contenus et exploiteurs de contenus, « c’est le système : ils négocient». Un peu comme quand L. Parisot se dégrise sur la précarité. Ou quand P. Kosciusko-Morizet fait mine sur une radio publique le 26 décembre au matin, de ne pas saisir le lien entre l’économie, le marketing et la consommation de masse et la Politique.

La Politique en somme ne serait qu’un thème traité dans les médias (comme L’Express), mais totalement étranger à ceux-ci dans leur fonctionnement interne. Une sorte d’hygiène, résumé par l’adage d’entreprise « on ne fait pas de politique ». Pourtant on ne fait que ça. Outre le traitement de l’info, en référer à l’immuable système, comme M. Thatcher en référait au marché, ou M. Dassault aux idées saines, est en l’espèce, de la politique. Enormément de politique. Foutrement de la politique.

Et il est aisé de produire quelques figures, A. Sinclair ou M. Pigasse, comme incarnations essentielles de l’idée de gauche pour se dédouaner de ses valeurs. Ils sont avant tout des entrepreneurs que le landerneau classe à gauche, parce qu’il en faut bien. Et qui perpétuent les rapports de domination, et de subordination au sein de structures qu’ils dirigent. Comme des entrepreneurs… de droite.

En l’occurrence E. Mettout aussi. Il omet la puissance symbolique dans cet univers de signes. Il fait mine de ne pas entrevoir les rapports de domination qui existent entre un hebdomadaire qui a pignon sur rue et qui tire à des centaines de milliers d’exemplaires, et un anonyme à qui il promet une fugace exposition. Il ignore l’asymétrie de pouvoir entre la structure et l’individu. Il fait mine de ne pas connaître l’irrésistible attraction qu’engendrent les médias. De ce fort contraste, il tire un rapport de force totalement inégal qui lui permet, sous prétexte de consentement (majeur et vacciné), d’exploiter un contenu, en toute gratuité.

On en oublie presque la finalité des entreprises d’information, qui n’est pas d’informer, mais de générer assez d’activité avec de la substance rédactionnelle pour être rentable. Et dans ce contexte, le rédacteur en chef de lexpress.fr compte garnir les pages de son espace commercial avec des articles négociés gratuitement. Jouxtant d’ailleurs ses propres productions journalistiques, elles, rémunérées. La question n’est pas d’opposer journalistes et blogueurs, ce fameux « principe » dans l’article publié sur l’Observatoire des médias. Car si on comparait les articles de Maitre Eolas avec ceux d’E. Mettout, ou les dentelles de SebMusset avec les aigreurs d’I. Rioufol on finirait par être surpris de ce que l’on appelle « valeur ».

Il faut considérer non pas le statut, mais le contenu produit. En l’occurrence, ne pas rémunérer le blogueur (comme travailleur), mais valoriser sa production insérée dans un espace profitable. Afin que chacun assume sa position, les uns produisant, les autres les publiant. Et sortir des caricatures lénifiantes du « regard décalé », coquetterie médiatique insupportable…

Mais tout ceci est de la Politique. Et un peu gauchisante. Comme mettre en exergue les rapports de domination, la logique de soumission. Faire de la Politique comme le fait aussi E. Mettout, c’est stériliser ces antagonismes et s’en remettre au gré à gré dans un style très libéral. L’entreprise contre l’homme. En souhaitant que jamais ces écrivaillons en trop plein d’idées et en manque de reconnaissance ne s’entendent pour jouer collectif…

Luis Alfonso Gámez: ¿Y si mañana la ‘masa enfurecida’ pide a El Corte Inglés y la Casa del Libro que no vendan obras ateas y escépticas?

Las redes sociales han sido escenario en los últimos días de una movilización contra la venta del libro Comprender y sanar la homosexualidad, escrito por Richard Cohen y que puede comprarse en nuestro país desde 2000. A consecuencia de ella, El Corte Inglés ha pedido públicamente disculpas por tener en su catálogo un título que defiende que la homosexualidad es un enfermedad que se puede curar y lo ha retirado de la venta, algo en lo que le ha seguido los pasos la Casa del Libro. ¿Una victoria del pensamiento crítico y de la racionalidad? Me parece que no. Creo que estamos ante un peligroso precedente. Hemos abierto las puertas a un monstruo que a ningún librepensador le gustaría dejar suelto: la censura.

“Presento las causas básicas de la atracción hacia las personas del propio sexo, es decir, por qué un hombre se siente atraído sexualmente por otro hombre, o una mujer, por otra. También expongo un modelo de recuperación y numerosos testimonios de personas que yo he tratado y que ya han logrado realizar el cambio de la homosexualidad a la heterosexualidad. Todos podemos lograr lo que nos propongamos. Si estamos decididos, contamos con el amor de Dios y el apoyo de otras personas la curación es posible. Por supuesto, en el momento actual, muchos dirán que no es posible salir de la homosexualidad. Eso es, sencillamente, un mito, porque el cambio es posible”, sostiene en una entrevista el autor de Comprender y sanar la homosexualidad. La tesis de Cohen -que la homosexualidad es una enfermedad- es aberrante, un disparate anticientífico y algo que hay que combatir desde la razón; pero ni él ni el libro hacen apología de ningún tipo de delito.

Entiendo que el colectivo homosexual se sienta ofendido por lo que dice Cohen. A mí también me desagrada. Pero, si cada uno vamos pidiendo la retirada de la venta de los títulos que nos ofenden, si las masas enfurecidas de todos los colores se ponen manos a la tea, acabaremos sin libros. Como ha apuntado irónicamente Ricardo Galli, “si tenemos que entrar en esta pendiente resbaladiza, propongo que lo hagamos en serio, dejémonos de tonterías. Tomemos ejemplo de nuestros amigos fundamentalistas religiosos y declaremos una fatwā contra cualquier libro que sea legal pero que no nos guste. Es más, si alguien recuerda reglas básicas de la libertad de expresión, o de un proceso democrático, toca responderle que es un simplón, que defiende libelos, o terapias reparadoras a homosexuales (faltó así para que me acusen de homófobo)”.

'Comprender y sanar la homosexualidad', de Richard Cohen.Vivimos en una sociedad en la que, dentro de la legalidad, tenemos derecho a mantener opiniones que puedan ofender a otros… y a expresarlas. Lo mismo que defiendo el derecho a la blasfemia, defiendo el derecho de otros a decir cosas con las que no estoy de acuerdo, mientras no haya delito de por medio. Si alguien cree que el contenido de Comprender y sanar la homosexualidad es delictivo, que lo denuncie ante la Justicia y que ésta -con todas sus imperfecciones- decida. Si no, que el crítico combata lo que dice Cohen con argumentos. Recurrir al boicot para sacar del mercado un producto intelectual que no nos gusta es algo que, a mi juicio, raya con la censura. Hoy, algunos estarán satisfechos por la victoria: han conseguido que El Corte Inglés y la Casa del Libro retiren el título de sus catálogos, aunque Amazon sigue vendiéndolo. Un libro, por lo demás, que está dentro de la Ley mientras no se demuestre lo contrario. ¿Y si mañana una masa enfurecida creyente pide a esas tres compañías que dejen de comercializar títulos ateos y escépticos, y esas firmas ceden a la presión porque son muchos clientes los que pueden perder? Me da que, entonces, los mismos que hoy están alegres hablarían de censura, de ataque a la libertad de expresión.

Cuando algunos nos hemos expresado en términos parecidos a éstos en las redes sociales, no han faltado quienes nos han recriminado que, sin embargo, reclamamos la retirada de cursos universitarios pseudocientíficos, y de colgantes y pulseras mágicos. No veo ninguna contradicción en rechazar el boicot a los vendedores del libro de Cohen y apoyar la movilización contra un curso universitario de homeopatía o pedir la retirada de la venta de la pulsera Power Balance. Creo que en la Universidad no cabe todo. La Universidad es el lugar donde se transmite el saber a las nuevas generaciones y un sitio en el que, por tanto, no ha de tener cabida la pseudociencia. Y los productos milagro son, simple y llanamente, ilegales.

Hace unos años, puede que me hubiera sumado alegremente a la masa enfurecida que ha protestado ante El Corte Inglés, la Casa del Libro y Amazon por la venta del libro de Richard Cohen. Igual es que, con la edad, me he vuelto más blando o más tonto; pero, cuando supe de la movilización, no dudé ni un segundo de cuál iba a ser  mi postura, de que aquello no me gustaba nada. Cohen y su editorial tienen que estar, por otro lado, muy contentos porque el efecto Streisand ha funcionado una vez más: el intento de quema popular ha dado una impensable publicidad gratuita a un libro publicado en España ¡hace casi doce años! y que hasta ahora, seguramente, conocían cuatro gatos.

EFE: Acaba uno de los años más desafiantes para la libertad de prensa

El año que acaba ha sido uno de los más “desafiantes y trágicos” para el periodismo en América, según la Sociedad Interamericana de Prensa (SIP), que registró 24 asesinatos de periodistas y serias amenazas a la libertad de información por parte de Gobiernos de la región.

“Los ciudadanos tuvieron que lidiar con la violencia para poder expresarse libremente y con normas legales que desvirtuaron las garantías constitucionales sobre el derecho de los ciudadanos a estar libremente informados”, aseguró esa organización tras hacer una revisión de 2011.

En cuanto a violencia contra los periodistas, “en general perpetrada por el narcotráfico y, en muchos casos, en connivencia con funcionarios corruptos”, la SIP considera que éste ha sido “uno de los peores años de la década”.

La organización contabilizó el asesinatos de 24 reporteros en 2011, una cifra que pone de manifiesto el “peligroso avance del crimen organizado en toda la región”.

Según sus datos, el mayor número de muertes se produjo en México (7), seguido de Honduras (5), Brasil (4) y Perú (3). Además, Colombia, El Salvador, Guatemala, Paraguay y República Dominicana registraron cada uno la muerte de un periodista.

La SIP también ha constatado “los pocos avances registrados en Cuba, donde “se agudizó la censura y la violencia contra disidentes, periodistas independientes y blogueros”.

Además de la violencia, la organización llamó la atención sobre los “peligrosos trámites gubernamentales contra la actividad periodística” acometidos en 2011, muchos “disfrazados de normas legales y medidas judiciales muy confusas para la opinión pública”.

S. McCoy: El escándalo de la televisión en España

Alucinante, escandaloso, demencial. Es difícil encontrar otros adjetivos para explicar lo que ha ocurrido con el mercado televisivo a lo largo de las dos legislaturas socialistas. La fusión de Antena 3 y La Sexta es el trazo final que permite cerrar el círculo de un disparate económico e intelectual que termina exactamente en el mismo punto en el que empezó… pero peor. Dos cadenas privadas dominan el cotarro, Antena 3 y Telecinco; eso sí, sin la competencia por el pastel publicitario de Televisión Española. El resto de las generalistas, apenas puede crecer asfixiado como se encuentra por unos costes de emisión disparatados y la negativa de las autoridades de competencia a permitir la comercialización conjunta de sus espacios con las majors, por mucha pauta única –emisión de los cortes en los mismos momentos- que se invoque. Las televisiones autonómicas se encuentran, en  su gran mayoría, quebradas y sometidas al escrutinio de unos gobiernos locales que tienen que optar entre su cierre y/o imposible privatización o bajar el sueldo a los funcionarios. Solo los canales temáticos parecen dar alguna alegría a sus atribulados propietarios. Poco consuelo parece.

Como en tantos otros sectores, el diseño del mapa audiovisual español se hizo con el coxis o rabadilla. A la primera multiplicación de actores analógicos en aras de una supuesta pluralidad que escondía espurios intereses propagandísticos, se unió el imprescindible fenómeno de la digitalización que, vendida como igualdad de oportunidades, suponía un esfuerzo financiero sin precedentes para muchos de los que estaban en cola intentando lanzar sus proyectos. No solo por el coste de la señal sino por la obligatoriedad de emitir 24×7, a todas horas, todos los días del año. Muchos se lanzaron a la aventura extrapolando en sus modelos los tiempos de bonanza que la crisis estructural de la publicidad ha alejado, me temo, para siempre. De esos barros vienen estos lodos. De hecho, solo los multiplex de los grupos consolidados han podido navegar sin apuros económicos el nuevo escenario, que mantiene en la cuerda floja a aquellos que, incapaces de autofinanciarse, dependen para su supervivencia de unos fondos ajenos, de accionistas o entidades de crédito, que son cada días más escasos. La falta de recursos repercute en la programación, ésta en la audiencia, el share en los anunciantes y vuelta a empezar.

Conscientes de esa situación, las medidas aplicadas por el gobierno anterior fueron encaminadas a desfacer, del modo menos doloso para sus amigos, tales entuertos bien actuando sobre sus ingresos, al alza a través de la eliminación selectiva de un competidor publicitario como RTVE, bien facilitando, en última instancia, fusiones que permitan actuar sobre los costes y aliviar las cuentas de resultados de las cadenas. Los únicos beneficiados de tales acciones han sido A3 y T5 que se han convertido en un duopolio que controla más del 85% de la publicidad en televisión en España. El resto, no ha olido ventaja alguna. Un hecho que deslegitima, más que nunca, el nuevo modelo de financiación de la tele pública, basado en el recurso a los presupuestos del estado y a terceros que pasaban por allí como las compañías de telecomunicaciones. No hay razón alguna que lo justifique. Deberían volver a ella los anuncios, sin perjuicio de que sea necesaria una restructuración adicional que asegure la viabilidad del ente a futuro. Con todos los peros que se le puedan poner, La Sexta ha probado que es posible funcionar con una estructura mínima. Su problema no ha sido éste sino una falta de cuota de pantalla que le ha impedido rentabilizar las inversiones en determinados contenidos.

Es esencial para la salud democrática de un país contar con medios de comunicación independientes editorialmente y fuertes financieramente si se quiere que ejerzan su responsabilidad como Cuarto Poder, controlador del resto de los poderes del estado. Hace tiempo que no es el caso en España en general y en la televisión en particular. Los que presentan cuentas saneadas están al servicio de unos accionistas que son, en un porcentaje sustancial, extranjeros a los que importa en menor medida el futuro de nuestra nación en tanto que a ellos les vaya bien, lobistas de sus propios intereses. Aquellos que tratan de ejercer el periodismo en libertad se ven abocados a una maltrecha supervivencia en la que su actividad se ve condicionada por su penuria económica, errores propios, que los hay y muchos, aparte. Esa es la herencia que deja Zapatero. En su afán por controlar la industria, ésta se ha descontrolado. Su reconducción es difícil pero no imposible. Ha de girar sobre la eliminación de los conejos que el anterior ejecutivo se sacó de la chistera para contentar a unos pocos, boomerang que se ha vuelto en su contra; la racionalización del espectro y de su uso para abaratar costes y fomentar la competencia; y la actuación de oficio de las autoridades ante una concentración que aumenta de manera natural en momentos de crisis, búsqueda de la eficiencia, y supone la muerte en vida de muchos los que intentaron la loca aventura de poder ser alguien mediáticamente hablando. Y ya puestos, imponer unas ciertas reglas sobre el contenido que las adecuen a la función social que cumplen sin renunciar, con fines educativos, a los idiomas origanes, léase inglés Así sea.

Manuel Casado Velarde y la inquisición de lo políticamente correcto: ¿Violencia de género o doméstica?

Un nuevo y doloroso caso de asesinato de una mujer a manos de su pareja, un varón de 71 años, con el correspondiente comunicado del Ministerio de Sanidad e Igualdad, ha puesto sobre el tapete el debate sobre el nombre que debe darse a estos crímenes: violencia machista, violencia sexista, violencia de género, violencia doméstica o en el entorno familiar, violencia sobre la mujer, etc. Se comprueba una vez más que las palabras no son algo indiferente: las palabras importan. Y mucho.

Cuando el año 2004 se discutía lo que luego sería la Ley orgánica 1/2004, de 28 de diciembre, de Medidas de protección integral contra la violencia de género (BOE 29.12.2004), la Real Academia Española, tan poco dada a terciar en polémicas, se pronunció, por razones estrictamente idiomáticas, en contra de la expresión violencia de género, proponiendo sustituirla por violencia doméstica o por razón de sexo. En efecto, el novedoso empleo de la palabra género, calcado del inglés, contravenía los usos lingüísticos del español. La Academia apelaba a la corrección idiomática, al uso común que hace la gente de la lengua: la palabra género, como todo el mundo sabe, hace referencia al género gramatical, o sea, al masculino y femenino. Pero he aquí que tropezaba con otro tipo de «corrección», al parecer más poderoso: la corrección política, la nueva ortodoxia que dicta lo que es políticamente correcto. Y los anatemas de los guardianes de la nueva ortodoxia no se han hecho esperar, empezando por la anterior ministra del ramo, Leyre Pajín, que ha instado a Ana Mato a que deje de decir «violencia en el entorno familiar» y emplee «violencia de género», como manda la ley.

Se comprueba que el debate, que parecía concluido con la publicación de la ley, no se cerró en firme. Y es que el término «género» es deudor de una determinada ideología. Y es en el marco de ese sistema ideológico donde adquiere su significado. Es sabido que, en ese sistema, la palabra género ha dejado de significar lo que significaba en español (y antes también en inglés gender), es decir, género gramatical, para pasar a designar un constructo cultural desvinculado del sexo, esto es, de lo bio-psicológico, nuevo campo donde se libran ahora las batallas dialécticas de opresores y oprimidos, de desigualdad y dominio.

A los efectos que pretende la citada ideología, la elección de la palabra género no puede ser más acertada, pues designa algo que se pretende que sea solo cultural, convencional, arbitrario incluso: decimos, por ejemplo, que mano tiene género femenino, que pie es masculino, que rana (para referirnos a ambos sexos) es femenino y que sapo (también para los dos sexos) es masculino, etc. Lo cual viene a concordar con el núcleo del sistema ideológico, que afirma que la identidad de género (léase sexual) de las personas es algo cultural, independiente de la biología o de la psicología. Con palabras de Simone de Beauvoir: «La mujer no nace; se hace». Se puede ser hombre con cuerpo femenino, y al revés, según Judi Butler, una representante del feminismo radical. Si ser hombre o mujer se considera algo meramente cultural, emancipado de la biología, el término género (que tiene, como digo, carácter cultural) es preferible a sexo.

El nuevo concepto ha hecho fortuna en el lenguaje políticamente correcto de amplios círculos intelectuales de Occidente. Se cree que, con la corrección política, se erradicarán las actitudes que se consideran nocivas, por el simple hecho de reemplazar palabras de uso corriente con neologismos de nuevo cuño. Esta corriente de lo políticamente correcto presupone la idea de que, si cambiamos el lenguaje que algunas minorías consideran discriminatorio, cambiará la realidad. «Cambiemos las palabras, y cambiarán las cosas pasaría a ser el lema filosófico-político de muchos que, hasta no hace tanto, seguían la convicción de que, revolucionando la estructura económica, se modificaría en consecuencia el arte, el derecho, la mentalidad de la gente, en suma, la «superestructura». De esta nueva conciencia, o concienciación, se seguiría la corrección de la realidad» (J. A. Martínez).

Por otra parte, el método de la corrección política, como ha escrito con agudeza el catedrático de la Universidad de Oviedo J. A. Martínez, consiste en sustituir términos de la lengua común «por denominaciones de nuevo cuño, inéditas, ideadas en los gabinetes del lenguaje políticamente correcto».

Si la inquisición de lo políticamente correcto sigue su ritmo actual, llegará un momento, que no parece ya lejano, en que se nos prohibirá mencionar la palabra aborto, pues la ley lo que regula es la interrupción voluntaria del embarazo (Ley orgánica de salud sexual y reproductiva y de la interrupción voluntaria del embarazo) o eutanasia (Andalucía cuenta ya con su Ley 2/2010, llamada «de muerte digna»), por poner solo dos ejemplos, relativos al comienzo y final de la vida humana.

via abc.es

Manuel Casado Velarde es catedrático de Lengua española en la Universidad de Navarra y académico correspondiente de la Real Academia Española.

Amén de amigo personal, ha sido Decano en la Facultad de Comunicación de la Universidad de Navarra.

Luis M. Anson: El cierre de ADN empobrece la libertad de expresión

Conozco bien a José Manuel Lara y es hombre que lucha hasta la extenuación por sus empresas y sus empleados. Nadie le puede negar la capacidad de aguante, incluso en las más adversas condiciones, para mantener los puestos de trabajo. Si el diario gratuito que Lara fundó hace seis años se ha visto obligado a cerrar está claro que no había solución posible para su permanencia.

Dicho todo esto, porque es de justicia hacerlo, el cierre de ADN empobrece de forma considerable la libertad de expresión. Yo era lector del periódico. Estaba profesionalmente bien hecho y tenía calidad y rigor. Su voz enriquecía la libertad de expresión en España. Su silencio nos empobrece a todos. Catorce diarios impresos de pago han cerrado en Madrid durante el reinado de Juan Carlos I. He escrito en su día sobre la desaparición de todos y cada uno de ellos porque, además de la lesión a la libertad de expresión, la desaparición de un periódico provoca angustiosos problemas laborales para los compañeros profesionales del periodismo. Viví algunas de estas situaciones de cerca en la etapa en la que los periodistas madrileños me eligieron presidente de la Asociación de la Prensa.

Ha cerrado, en fin, ADN y se ciernen augurios muy oscuros para otros periódicos gratuitos y también de pago. La crisis, con el descenso vertiginoso de la publicidad, está golpeando duramente a muchos medios de comunicación. Sola la recuperación económica emprendida por el Gobierno Rajoy podrá evitar nuevos escalabros sonados.